Deux cotations historiques ont été confirmées début 2026: Xanadu (Canada, calcul quantique photonique) a clôturé sa fusion avec le SPAC Crane Harbor Acquisition Corp le 26 mars 2026, cotée depuis le 27 mars simultanément au Nasdaq et à la Bourse de Toronto sous le symbole XNDU, pour un produit brut d'environ 302 millions de dollars. IQM (Finlande) a clôturé son opération avec le SPAC Real Asset Acquisition Corp le 1er juillet 2026, cotée au Nasdaq sous le symbole IQMX depuis le 2 juillet, pour un produit net d'environ 233,5 millions de dollars, devenant la première entreprise européenne de calcul quantique cotée en bourse, via un véhicule américain plutôt qu'une place financière européenne.
Une mise à jour du 13 juillet 2026 montre que ces deux cas ne sont pas isolés: cinq start-ups quantiques sont déjà entrées en bourse par SPAC depuis le début de l'année, cinq autres sont en négociations avancées, pour une capitalisation totale déjà cotée d'environ 70 milliards de dollars. Deux entreprises quantiques israéliennes, Quantum Art (ions piégés, essaimage de l'Institut Weizmann) et Classiq (système d'exploitation logiciel pour ordinateurs quantiques), sont en négociations avancées pour une cotation visant chacune 2 à 5 milliards de dollars de valorisation, ce qui ferait d'Israël une cinquième géographie engagée dans ce mouvement, aux côtés du Canada, de la Finlande et des États-Unis.
Pourquoi c'est un signal fort: c'est une vague structurelle, pas des cas isolés, avec un rythme d'entrée en bourse par SPAC qui s'accélère nettement en 2026. Chaque cas confirme le même schéma: même quand une entreprise reste basée en Europe ou ailleurs, l'accès aux marchés de capitaux publics se fait par une place financière américaine, ce qui renforce le thème du contrôle qui migre vers qui finance.